Le vélo fait naître de nouvelles synergies au sein du Cyclo Club Canadien de France

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Par CCCF - Cyclo Club Canadien de France I Le figaro

Les Canadiens de Paris et les entrepreneurs français du Canada se retrouvent désormais à vélo au sein du CCCF, le nouveau club cycliste de la communauté franco-canadienne. Alors, le vélo est-il la version décontractée des cocktails d'entrepreneurs ?

L'équipe Cyclo Club Canadien de France Service Presse CCCF

Lorsque l'on pense vélo à Paris, on pense moyen de transport. C'est normal, car entre les cyclistes qui se pressent dans les embouteillages et les coursiers qui grillent les feux, il est rare que l'on pense à l'aspect convivial de la pratique de la petite reine, surtout lorsqu'on vient d'arriver. Ainsi, les néophytes du vélo ou les canadiens qui emménagent à Paris n'imaginent pas toutes les sorties que l'on peut faire dans un mouchoir de poche.

Fort de ce constat, Philippe Holl – président de l'agence CH&C, spécialisée dans les relations entre la France et le Canada – a eu l'idée de créer un club dédié à la communauté franco-canadienne. Sortie après sortie, le club veut faire découvrir les routes parisiennes aux Canadiens qui s'installent en France, mais aussi créer une synergie entre les acteurs économiques et culturels franco-canadiens, dans une ambiance moins rigide que celle des cocktails habituels. Favorable aux nouvelles idées, la Chambre de Commerce France-Canada l'a assuré de son appui, tandis que Desjardins et Air Canada ont également été séduits par l'aventure.

« Si CCCF correspond aux initiales du Cyclo Club Canadien de France, cela pourrait tout aussi bien être le résumé des points-clés de notre manifeste : communauté, cyclisme, convivialité et fraternité. C'est donc le club d'une communauté, qui se rassemble grâce au vélo, dans une ambiance sympathique et tout à fait inclusive. »

Philippe Holl, président de CH&C

Organisée à l'occasion de la fête nationale canadienne, la première sortie a eu lieu en direction de l'ouest parisien. Unis par leur élégant maillot rouge, les pionniers ont profité des longues pistes cyclables qui bordent la Seine et terminé leur boucle par ce qui figure déjà comme la pierre angulaire du club : le brunch de fin de sortie.

Si l'on connaissait les vertus écologiques ou sportives du vélo, les entrepreneurs des deux pays ont découvert ses vertus économiques. Dans un peloton, il n'y a plus de petits ou de grands patrons, de sportifs de toujours ou de débutants post-confinement mais uniquement des cyclistes, unis par l'effort ou le plaisir de rouler. En effet, le vélo nivelle les différences comme l'uniforme, tandis que la gêne du face-à-face disparaît lorsque l'on roule côte à côte.

Ainsi, au sein du groupe, les contacts se sont noués spontanément et les participants enchantés n'ont eu qu'un regret : le manque de participantes. En discutant avec les femmes de la communauté d'affaires, Philippe Holl a alors réalisé que leurs barrières étaient simplement celles de toute personne qui démarre le vélo : celles de ne pas y arriver, de retarder les autres ou encore de s'afficher en lycra… C'est pourquoi, le principe du CCCF est simple : chacun vient comme il veut, dans la tenue avec laquelle il se sent le plus à l'aise pour rouler. La seule condition est d'être à l'heure au rendez-vous, avec un vélo de route ou un VAE correctement entretenu. Afin de convenir à tous les niveaux, les sorties sont ensuite proposées sous trois formes – baladeurs (10/15 km), initiés (40 km) et performeurs (70 km) – et tout le monde se retrouve ensuite pour le brunch.

Mais Paris à vélo alors, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Si l'on prend le point précis dit du « kilomètre zéro des routes de France » sur le parvis de Notre-Dame de Paris, la Marne et ses guinguettes sont à 11 km, le polygone du bois de Vincennes (une route de trois kilomètres réservée aux cyclistes) à 8 km seulement et le château de Versailles vous ouvre ses portes après 20 kilomètres de routes forestières.

Pour les plus aguerris, les parcs naturels entourent la capitale. Il y a bien sûr la Haute vallée de Chevreuse, bien connue des cyclosportifs parisiens, mais aussi le Vexin ou encore le Gâtinais Français, dont il est aisé de rentrer en train depuis Fontainebleau, en compagnie de tout ce que la capitale compte de randonneurs et de trail runners.

Quant aux prochaines étapes, le CCCF se retrouvera pour une sortie de rentrée le 30 septembre, ouverte à tous les Franco-Canadiens sur simple demande par courriel. Le club roulera ensuite en hommage aux Canadiens engagés dans la Première Guerre mondiale à l'occasion d'une sortie entre Péronne et Vimy le 11 novembre.

Renseignements et inscriptions : contact@cccfrance.fr

Contenu conçu et proposé par CCCF Cyclo Club Canadien de France. La rédaction du Figaro n'a pas participé à la réalisation de cet article.

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