Travailler au Canada : tout ce qu'il faut savoir sur le PVT qui ouvre le 9 janvier

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Par Charles-Edouard Ama Koffi  le 02.01.2023 à 17h10  I CHALLENGES

Le tirage au sort du programme de Permis Vacances-Travail canadien va avoir lieu le 9 janvier. 

Le tirage au sort du programme de Permis Vacances-Travail canadien va avoir lieu le 9 janvier. Avant de décoller, il faut avoir plusieurs milliers d'euros d'économies.

Aéroport international Pierre-Elliott Trudeau à Montreal en décembre 2022

Aéroport international Pierre-Elliott Trudeau à Montreal en décembre 2022

ANDREJ IVANOV / AFP

La date du lundi 9 janvier est inscrite dans l'agenda de milliers de candidats au départ vers le Canada. C'est à cette date que débute le premier des tirages au sort des dossiers pour participer au programme Permis Vacances-Travail (PVT) destiné aux 18-35 ans. Cette année, la saison d'expérience internationale Canada (EIC) dont le PVT fait partie augmente de 20% ses admissions, ce qui concerne au total environ 90.000 personnes, selon les chiffres du ministère de l'immigration canadien.

Pour les PVT, les Français bénéficient de 7.100 places et 750 pour les Belges. Cela permet aux jeunes étrangers de bénéficier d'un visa au Canada pendant deux ans leur permettant de travailler et de voyager librement sur l'ensemble du territoire. "En donnant aux jeunes la possibilité de vivre des expériences de travail et de voyage à l'étranger, nous renforçons notre économie et aidons les entreprises d'ici à réussir, notamment dans les régions comme Banff, qui ont besoin de travailleurs saisonniers", a notamment réagi Sean Fraser, ministre de l'Immigration canadien, en décembre dernier.

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La constitution des dossiers d'admission est déjà possible, avant le premier tirage au sort, le 9 janvier. Une sélection toutes les semaines pendant environ dix mois vient ensuite compléter le dispositif. Pour participer, il faut se rendre sur le site du gouvernement canadien. Avant de pouvoir candidater, il faut s'assurer d'avoir un passeport valide, de ne pas avoir déjà avoir été sélectionné dans le passé pour un PVT au Canada et avoir quelques économies en poche. 

"Le coût de la vie est très cher à Toronto!"

Avant de partir, il faut être certain de pouvoir financer vos premiers jours sur place sans emploi et pouvoir financer votre billet retour. C'est la raison pour laquelle le gouvernement impose d'avoir au moins 2.500 dollars canadiens sur votre compte avant le départ et un billet retour ou à défaut, le montant de votre billet aller sur votre compte pour financer le retour vers la France, précise le site spécialisé pvtistes.net. Un contrôle peut être effectué à votre arrivée sur le sol américain.

Anne-Lise, qui a rejoint l'équipe de ce site en tant que community manager a vécu pendant un an et demi au Canada entre janvier 2018 et juin 2019. "Je suis arrivée à Toronto avec environ 3.000 euros sur mon compte et un logement pour 2 semaines. Je ne le conseille pas. Toronto est une ville très chère et les prix ont apparemment explosé depuis mon séjour en 2018. Les loyers sont chers, les transports sont chers, la nourriture est chère, les sorties sont chères", témoigne-t-elle. 

Pour elle, il vaut mieux avoir "au moins 5.000 euros" sur son compte si l'on souhaite poser ses valises dans une grande ville comme Montréal, Vancouver ou bien Toronto. "Pour deux et en vivant dans un appartement d'environ 40 m2 dans le centre de Toronto, on dépensait environ 3.500 euros de manière mensuelle les mois où on ne faisait rien "d'exceptionnel" c'est-à-dire sans week-end hors de la ville, ni de gros concerts..."

Fort de son expérience d'ancien Parisien, Antoine, arrivé au Canada au début de l'année 2020 avec sa compagne Delphine, estime que le coût de la vie est assez cher à Montréal. "Il faut un gros budget là-bas. Pour quelqu'un qui part à Toronto ou Vancouver, je pense que le niveau de vie est 20 à 30% plus cher encore." 

"Il y a une crise du logement à Montréal"

En plus de son billet aller, il a payé 240 euros pour son visa et 750 euros pendant deux ans pour l'équivalent d'une assurance maladie en France. "Quand on est arrivé, nous étions chez des amis pendant deux semaines et ensuite dans des Airbnb où il fallait compter entre 40 et 60 euros la nuit. Il y a une crise du logement à Montréal, il y a peu de logements vacants", constate-t-il. Mais la chance leur sourit et ils finissent par trouver un appartement à louer dans un premier temps puis sont devenus récemment propriétaires d'un appartement de 105 m2 dans un quartier de l'est de Montréal pour 3.100 euros du mètre carré. Antoine et Delphine ont trouvé un emploi stable et sont restés au Canada à l'issue de leur PVT.

Une expérience qui n'est pas à la portée de tout le monde. Depuis le 1er janvier au Canada, les étrangers n'ont plus le droit d'acheter de logements et ce pour les deux prochaines années. Cette interdiction est destinée à lutter contre la pénurie de maisons et appartements dans le pays. Des exceptions sont prévues pour les réfugiés ou les résidents permanents, et la loi ne s'applique qu'aux résidences en ville et pas aux structures touristiques, comme les chalets d'été.

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