«Nous avons le quota le plus élevé du Québec» : l’Université de Montréal se dit prête à accueillir des étudiants français

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Michèle Glémaud est directrice des admissions de l’Université de Montréal. (Ici, le 16 janvier 2026 à la Délégation générale du Québec).Romain Mercier / Le Figaro Étudiant

Lors d’un point presse ce mercredi 16 janvier, l’Udem a exposé les différents avantages dont bénéficient les étudiants français par rapport aux autres nationalités.

«Les étudiants français sont les bienvenus au Québec !» lance tout sourire Michèle Glémaud, directrice des admissions de l’Université de Montréal (Udem), lors d’un point presse organisé début janvier à la Délégation générale du Québec (16e arr.). Un message à rebours de la mise en place, en 2025, de quota dans les universités pour limiter l’accueil des étudiants étrangers. Et des déclarations en fin d’année dernière de Mark Carney, le premier ministre canadien, sur le passage du nombre de visas délivrés aux étudiants étrangers de 300 000 à 155 000 à compter de la rentrée 2026. Cela se traduit d’ailleurs en chiffres, l’Udem a subi une baisse de 25 à 30% des candidatures en 2025. Toutefois, l’Université de Montréal bénéficie de plusieurs arguments de taille pour séduire les étudiants français.

Nos compatriotes passent à travers les gouttes des restrictions migratoires canadiennes et bénéficient toujours des exonérations sur les frais de scolarité. Notamment grâce à un accord entre les gouvernements français, canadiens et belges qui rend les prix de formations attractifs tous cycles confondus aux francophones. Dans le détail, pour le 1er cycle (équivalent au bac +3 en France) il faudra débourser par trimestre pour un étudiant français ou belge 3 325 € contre 9 632€ pour tout autre étudiant international et en moyenne 3 817€ pour un élève canadien non-résident du Québec. Seuls les élèves québécois payent moins avec 1 345€ à débourser par trimestre.

Pour le 2e et 3e cycle, les étudiants français et belges payent le même prix que les Québécois soit 1 347€ par trimestre. Cela revient à environ deux fois moins qu’un étudiant canadien non-résident au Québec qui paye en moyenne 3 817€ pour suivre sa scolarité à l’université de Montréal. Le prix varie entre le 2e et le 3e cycle et en fonction du cursus choisi. Et les étudiants internationaux payent en moyenne 7 000 euros le trimestre pour une formation de 2e cycle. Et 6 166 euros pour un programme de 3e cycle.

Notre mantra est de fournir un bon accompagnement pour que l’immigration ne soit plus une barrière

L’Université de Montréal a d’ailleurs hérité d’un des meilleurs quotas pour les deux rentrées prochaines. Effectivement, l’Udem aura le droit d’accueillir 7 400 nouveaux étudiants étrangers. «Nous avons le quota le plus élevé du Québec et nous ne sommes même pas sûrs de l’utiliser à 100%», sourit Michèle Glémaud. «Même par rapport aux universités de Colombie-Britannique  ou de l’Ontario  nous sommes bien lotis», se réjouit-elle.

Pour attirer les meilleurs étudiants francophones, l’Udem veut être au plus proche de ses admis. «Notre mantra est de fournir un bon accompagnement pour que l’immigration ne soit plus une barrière.» En ce sens, l’Université de Montréal mise sur de la «petite séduction» notamment lors des salons. «Nous sommes régulièrement en France à l’occasion des différents salons de l’orientation pour que les élèves et leurs parents nous posent toutes leurs questions», ajoute Michèle Glémaud.

Une technique qui fait ses preuves puisque, malgré la chute des candidatures, l’Udem a accueilli 2,8% d’élèves internationaux en plus pour la rentrée 2025 par rapport à l’année précédente. L’Université de Montréal sera d’ailleurs dans plusieurs villes de France au mois de mars prochain, à l’occasion de son, désormais traditionnel, forum des admis.

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