En France, les médias ont beaucoup parlé de l’accord économique et global entre l’Union européenne et le Canada, rarement de manière positive. Daniel Jouanneau s’exprime sur le sujet.  

Extrait de l’interview réalisé par Philippe Holl :
 
ParisMontréal  – Cet accord est-il vraiment positif pour les entreprises françaises ?
 
Daniel Jouanneau – Oui, absolument. Tous les commentaires négatifs qui ont accompagné l’entrée en vigueur de l’accord ont occulté ce que l’AECG/CETA leur apporte. Il y avait au Canada, sur les produits européens, un certain nombre de droits de douane très élevés (20 % par exemple sur certains produits agro-alimentaires), et parfois prohibitifs. Depuis le 21 septembre dernier, 97 % des exportations françaises sur le marché canadien sont libérées de tout obstacle tarifaire, contre 64 % auparavant. Pour le consommateur canadien, nos produits coûteront moins cher. Par exemple, textiles, habillement, cosmétiques, encore trop peu présents sur ce marché de 35 millions d’habitants à haut revenu, seront largement bénéfi ciaires de l’accord. La propriété intellectuelle sera mieux protégée. C’est une avancée importante pour les brevets de notre industrie pharmaceutique et, d’une manière générale, pour tous nos créateurs. Le Canada protégeait déjà certaines indications géographiques pour des produits du terroir. Il protège 42 appellations spécifiquement françaises de plus.

Intégralité de l'interview 

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