Publié le 07/12/2019 par Jacky Courtin

Indre : l'ambassadrice du Canada visite Linamar Montupet Light Metal, à Diors
Diors. Depuis 2017, le groupe canadien Linamar Light Metal a investi 15,2 M€ dans sa fonderie, à La Martinerie (ex-Montupet). Visite de l’ambassadrice du Canada, hier.

Une ambassadrice au milieu des fondeurs. L’événement est plutôt rare. Hier après-midi, Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada en France et Monaco, a découvert l’activité de production de culasses de l’entreprise Linamar Light Metal, qui reste toujours Montupet dans le cœur de nombreux Castelroussins. Elle a été cordialement reçue par Boualem Bachene, responsable qualité ; Jean-François Lavenu, de l’ingénierie et Dominique Anceaume, DRH France. Le petit accent québécois de l’ambassadrice ajoutait à la convivialité. « Je suis venue car ces investissements canadiens sur le sol français sont très importants. Ce que j’aime, c’est que Linamar a gardé le groupe Montupet, les employés et la direction lors de la reprise en 2016 », souligne Isabelle Hudon.
10.000 culasses pour Daimler par semaineL’investissement est conséquent. « 15,2 M€ depuis 2017 sur le site de Châteauroux mais c’est une continuité car nous avons toujours investi », explique Boualem Bachene. Le rapprochement entre Linamar, leader mondial de l’usinage, et de Montupet, offre de nouvelles perspectives pour faire face à la crise du diesel.
Boualem Bachene et Jean-François Lavenu, le soulignent : « La demande des clients est en nette baisse. Nous produisons actuellement environ 600.000 pièces contre 1,5 million par le passé et à cause de l’Iran Gate, du jour au lendemain, l’activité s’est arrêtée brutalement. »
Une situation qui a été préjudiciable pour l’emploi : « Actuellement, nous sommes 287 salariés sur le site. Auparavant, on avait 150 intérimaires contre une petite trentaine aujourd’hui », précise le responsable qualité. Renault, Nissan, Bentley, Audi, Daimler et aussi Porsche sont les clients de Linamar. « Daimler représente 80 % de notre activité avec une production de 10.000 culasses par semaine et à terme, en 2020, nous allons fabriquer 160.000 pièces de structures pour Audi », indique Boualem Bachene. Linamar fait le constat : « Montupet était le spécialiste de la culasse diesel, il reste la culasse essence mais il faut faire autre chose comme des pièces de structures. Et nous allons aussi nous diversifier sur des petits moteurs. » Avec lunettes et chaussures de sécurité, l’ambassadrice et les élus ont découvert l’univers robotisé de la fonderie Linamar.

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