ABéCédaire de la relation Canada-France 
Isabelle Hudon, Ambassadrice du Canada en France
Vœux aux parlementaires, janvier 2020

A comme « amitié ». La relation Canada-France, c’est plus que de l’amitié. De l’amour ? Je n’oserais le dire... Mais il est clair que notre relation a quelque chose d’intime, une proximité évidente, une dimension fraternelle.

B comme « biodiversité ». Grande cause de notre engagement pour l’environnement. Grande priorité de nos deux gouvernements. Le Canada sera présent à Marseille en juin pour le Congrès mondial de la Nature de l’IUCN. Et nous travaillerons ensemble pour la COP15 Biodiversité en Chine en fin d’année.
 
C comme « classes moyennes » qui forment le cœur de nos populations, dans les villes comme en région. Un cœur qui se sent parfois oublié, mais pour qui nos gouvernements travaillent fort. C’est la politique « à hauteur de vue », la politique du concret.

D comme « dérèglement climatique » dont nous mesurons, avec la tragédie australienne, les conséquences dramatiques. Comme l’Union Européenne, le Canada s’est fixé l’objectif d’atteindre la cible de zéro émissions nettes d’ici 2050. Nous maintenons le cap, car il n’y a pas d’alternative.

E comme « égalité des genres ». Une égalité qui s’impose comme une évidence en 2020. Et pourtant, tant reste à faire ! Félicitons-nous que nos deux pays aient développé une diplomatie féministe et montrent la voie ! Le Canada sera au côté de la France pour faire avancer cette grande cause internationale lors du Forum Génération Égalité qui se tiendra à Paris en juillet.

F comme « fromages ». Ces fromages français que les Canadiens aiment tant ! Et dont les exportations au Canada ont augmenté de 46% depuis la mise en œuvre provisoire du CETA. Le CETA, c’est beaucoup de bons chiffres pour la France : +27% pour ses exportations de textile, +11% pour celles de ses vins et spiritueux. Sans compter que les investissements canadiens en France ont progressé de 71% depuis 2016. J’y reviendrai plus bas…

G comme « gouvernance ». Les échanges Canada-France sur la gouvernance sont constants. Sur nos pratiques, nos meilleures pratiques, bien sûr, mais surtout sur nos approches, sur nos méthodes. Gouvernance partagée aussi : en 2020, nous innovons en lançant les préparatifs du tout premier conseil des ministres franco-canadiens. Une première pour la France, je crois, avec un partenaire non-européen.

H comme « handicap ». Dès que la flamme olympique s’éteindra à Tokyo cet été, les athlètes paralympiques du Canada mettront le cap sur Paris 2024. Différence, excellence, inclusion : autant de thèmes sur lesquels le Canada et la France peuvent s’enrichir dans l’échange. Paris 2024, ce seront des Jeux olympiques et paralympiques. Ne l’oublions jamais !

I comme « innovation » et comme « intelligence artificielle » pour laquelle nos deux pays ont mis sur pied une coopération remarquable. Avec l’idée de faciliter la coordination internationale pour que l’IA bénéficie à tous.

J comme « justice ». Justice que l’on doit aux familles des victimes, dont 56 canadiennes, du vol PS752 Téhéran-Toronto via Kiev de Ukraine Airlines. Le Canada et la France travaillent ensemble pour de mener une enquête internationale complète et approfondie : c’est lors de ces moments difficiles que l’on peut compter sur ses amis.  

K pas facile, la lettre K ! Eh bien, disons –K- comme « koi, keskia ? » Parce que c’est avec deux –k- que les plus jeunes écrivent « quoi, qu’est-ce qu’il y a » dans les ‘chats’, les forums et messageries instantanées. L’Académie française se pâme peut-être… mais ce double –k- nous rappelle que notre trésor commun, la langue française, est bien vivant et s’invente encore en 2020. Nous pouvons nous en réjouir !

L comme « leadership ». Leadership que nos deux pays, en concertation, expriment pour porter nos valeurs communes à la table du G7, mais aussi au G20, à l’OTAN, à l’ONU ou en Francophonie.

M comme « militaire », comme « maintien de la paix ». Les forces armées canadiennes sont déployées sur tous les continents pour œuvrer en faveur de la paix, souvent en partenariat avec la France. Ici sur le territoire français, c’est le devoir de mémoire que nous perpétuons pour nos compatriotes canadiens engagés lors des deux Guerres mondiales, tombés dans les tranchées du Nord et sur les plages de Normandie.

N comme « nouveaux Canadiens ». L’immigration est un pilier de la démographie et du dynamisme du Canada. Nous avons accueilli l’année dernière 330,000 immigrants, dont 45,000 réfugiés. 80,000 Françaises et Français ont choisi de s’établir chez nous : ils créent et créeront autant de liens supplémentaires entre nos deux pays.

O comme « open for business! ». Le Canada a conclu l’année 2019 avec une croissance de 1.7% et la création de 400,000 emplois, il a enregistré un taux de chômage de 5.6%, une situation de plein emploi ! Les indicateurs sont au vert, we’re open for business !

P comme « progrès ». Progrès économique, progrès social, progrès sociétal. Nos deux pays coopèrent à tous les niveaux pour défendre ces valeurs bousculées dans un monde incertain.

Q comme « Québec », bien sûr. Mon cher Québec, composante-clé de la relation entre le Canada et la France. –Q- comme Québec… et au-delà ! Les Français savent explorer et profiter des opportunités de notre vaste pays dans toute sa diversité. Continuez, cher.ère.s ami.e.s, d’aller au Québec et d’aller partout au Canada ! 

R comme « ratification ». Je l’écrivais plus haut, le CETA est un accord gagnant pour la France. Je forme donc le vœu auprès de vous, cher.ère ami.e parlementaire, que 2020 sera l’année de sa ratification.

S comme « sécurité internationale ». Nous coopérons au plus haut niveau pour garantir à nos citoyens la première des libertés : celle de se déplacer et de vivre en sécurité. Le Canada s’engage et soumettra en juin au vote des pays membres des Nations Unies sa candidature à un siège non-permanent au Conseil de sécurité pour la période 2021-2022. Pour ce vote, nous comptons sur nos amis !

T comme « Tunis » où le Canada et la France se retrouveront cet automne pour le 18e Sommet de la Francophonie. Une famille qui nous est chère et que nous soutenons résolument.

U comme « unis », car la relation Canada-France est une « relation de solutions ». Je suis toujours impressionnée de constater que dans tous les domaines, nos gouvernements, nos villes, nos scientifiques, nos experts échangent, en confiance, leurs bonnes pratiques. Cette relation d’union s’étend à tous les niveaux de la société.

V comme « vernissages » ! Cette année nous célébrons le 50e anniversaire de notre Centre culturel canadien à Paris, un lieu canadien sans équivalent dans le monde. C’est le cœur de notre diplomatie culturelle. Tout au long de cette année, célébrez avec nous et profitez d’une programmation riche de musique canadienne, de conférences, de rencontres littéraires, d’arts visuels et d’installations qui nous surprendront !

W comme… « waouh ! » Waouh, c’est ce que nous nous sommes dit lorsque 12,000 personnes sont venues participer à notre fête de rue à Paris pour la Fête du Canada le 1er juillet dernier !

X comme « Xavier », Xavier Dolan, et tous les artistes canadiens qui font l’actualité et nourrissent la culture populaire en France. « Matthias et Maxime » de Xavier Dolan ou « La Servante écarlate » de Margaret Atwood ont connu en 2019 un succès éclatant.

Y Profitons de notre bilinguisme pour proposer un terme anglais : -Y- comme « youthquake » : le changement par la jeunesse. Nos programmes de mobilité sont de formidables outils pour faire des milliers de jeunes les ambassadeurs de notre relation. Vive les vacances-travail !

Z Et pour terminer, Z comme « zoom », le zoom de cet abécédaire de notre relation, qui – retour au A - repose sur bien plus que de l’amitié : un partenariat d’avenir. Je compte sur vous pour écrire avec nous, en 2020, la suite de notre belle histoire.

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